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Diplômée en arts de la parole au Conservatoire royal de Bruxelles et agrégée de l'enseignement secondaire supérieur en Théâtre et arts de la parole, voici un petit répertoire de ressources que j'utilise pour enseigner le théâtre. 
Bonne visite! 



Thèmes abordés:
Confiance (*)
Conscience de soi et de l'autre (*)
 Thème d'improvisation et imagination (*)
Concentration (*)
 Corps (*)
 Observation (*)
Espace (*)
Le texte (*)
Relaxation (*)
Théorie (*)
Voix (*)



Florence MONVAILLIER

La position neutre

Posture dynamique, d’attente ; masque neutre, pieds dans l’alignement du bassin ; bras le long du corps, mains lâchées. Ce bon appui au sol assure le contact des pieds avec la caisse de résonance du plateau, qui est souvent construit sur du vide afin d’améliorer l’acoustique.

La douche

Échauffement par des mouvements circulaires qui permettent de chauffer les mains, les poignets, les bras. On a du savon sur les mains : on frotte, puis on frotte bras, torse, jambes, et dos, puis visage et cheveux, comme une douche énergique. On peut aussi faire des tapotements. Cela peut être mutuel, pour apprivoiser la timidité devant le corps de l’autre. On ne touche pas la colonne vertébrale, on ne frappe pas sur une articulation.

Le caoutchouc
On réalise des mouvements de torsion sur soi-même : d’abord doucement, puis de plus en plus amplement. On tend le bras vers l’arrière, puis le mouvement de torsion gagne la tête, les épaules, le bassin, jusqu’aux genoux. Répéter le mouvement permet d’augmenter les possibilités. Commencer par un petit mouvement, qui n’engage que le haut du corps, puis progressivement intégrer le bassin et augmenter l’amplitude.

Le géant

Les pieds plantés dans le sol (sans chaussures ou avec du moins l’impression d’avoir les pieds dans le sable) un peu écartés, on monte progressivement les bras (on peut aussi se mettre sur la pointe des pieds), on étire même le bout des doigts et on relâche d’un coup (3 fois)

Les corps libres

On peut aussi échauffer le cou (le menton en avant : mimer l’étonnement), les épaules (on les monte comme pour dire « je ne sais pas »), les poignets (on les secoue pour signifier « oh là là, c’est grave ! ») Chauffer le haut du corps : mains à l’épaule et coudes en rotation, dans un sens, dans l’autre, en dissociant droite et gauche. Enfin, à deux, sans se lâcher du regard : bouger dans tous les sens.

La souris

En cercle, on imagine qu’une souris passe sous nos pieds ; il s’agit donc de sauter pour la laisser passer (exemple : d’abord pied droit puis pied gauche et ensuite l’inverse). Ensuite la souris se transforme en rat puis en éléphant…et les sauts se font de plus en plus importants.

Le bâton

Avec des manches à balai, une règle ou un crayon (plus faciles à trouver), on se place deux par deux. Avec un seul bâton : chacun pose un doigt sur le bâton qui doit bouger dans tous les sens ! Il faut exercer une vraie pression sinon le bâton tombe

Variante : Le même exercice en fermant les yeux ! Il faut faire encore plus attention au partenaire.
Ces exercices d’assouplissement et de concentration permettent de faire bouger ensemble des corps qui se comportent différemment , et de vaincre la timidité. Ils peuvent aussi servir d’exercice de transition : on se recentre sur soi, on s’apaise.

Le confetti

Le maître du jeu laisse tomber un confetti imaginaire devant chaque joueur. Le joueur doit le ramasser.

Variante : on peut imaginer d’autres objets (lourds, mous, collants, fragiles…)

Florence MONVAILLIER

Cuisses-mains-doigts

En cercle, chaque participant tape le même rythme sur quatre temps : un claquement sur les cuisses, un claquement de mains et deux claquements de doigts.Ensuite un soliste répète sur les claquements de doigts deux fois son nom, puis à la série suivante, son nom et celui de l’un des membres du cercle. L’appelé prend alors le relais. On n’a le droit de parler que sur les claquements de doigts, et si on n’est pas prêt, on laisse passer un motif complet.

L’orchestre de jazz

. Chaque groupe joue sa partition rythmique :
  • un groupe à 3 temps : claquement de mains, poitrine, poitrine.
  • un groupe à 5 temps : claquement de mains, poitrine, poitrine, cuisse, cuisse.
  • un groupe à 7 temps : claquement de mains, poitrine, poitrine, cuisse, cuisse, pied, pied.
  • un groupe à 9 temps : claquement de mains, poitrine, poitrine, cuisse, cuisse, pied, pied, doigt, doigt.

On part en même temps et ensuite on guette le moment où l’on est à l’unisson.

Le paquet

Les membres du groupe se placent en cercle. Un membre du groupe fait circuler par la droite un objet (paquet de mouchoirs, bâton de colle, crayon…objet léger, sans valeur, facile à attraper, et dont le mot a deux syllabes). L’échange est le suivant : Je te donne un paquet / Un quoi ? //Un paquet/ Un quoi ?/ Un paquet// Aa-ah ! tu me donnes un paquet. Pour que la mélodie soit juste, il faut que l’exclamation Ah ! dure l’équivalent de deux temps (6tps/2 tps// 3 tps/ 2 tps /3 tps// 2+6 tps) afin d’obtenir 3 séquences de 8 temps. Quand le rythme est bien installé, on peut ajouter un deuxième objet dans le cercle.

Florence MONVAILLIER

La ronde des bâtons

Se placer coude à coude ; prendre un bâton chacun. L’ idéal : des manches à balai en bois car ils sont lourds. Tenir le bâton de la main droite , à mi-hauteur du manche. Taper puis passer à droite. Le maître du jeu donne le top, (voire impulse un rythme) : il faut entendre le bruit au sol en même temps ! Dès qu’un bâton tombe, on arrête et on recommence.

Variante : On recule d’un pas .On ajoute la contrainte : regarder le bâton qui vient à gauche, et lancer le bâton qui reste bien droit, à la verticale. Utiliser ses deux mains ! Le principe est de se faire confiance : un petit jet seulement, juste un instant de suspension. Ne pas se presser.

Variante : les joueurs sont assis, et à la place du bâton, on prend sa chaussure, et si la chaussure dérange… une trousse fera l’affaire !

Les jours de l’année

En cercle, chacun parle à son tour ; le premier annonce « janvier », le suivant « lundi » puis « février » et « mardi », ainsi de suite. Cet exercice très simple demande un effort de concentration, et permet de calmer un groupe qui aurait tendance à se dissiper.

On peut imaginer des variantes : avec les lettres de l’alphabet et les chiffres ; ou la récitation de l’alphabet à l’envers. On peut en profiter pour travailler le volume sonore, l’adresse, l’articulation, le placement de la voix…

Le clap

En cercle, on fait circuler un claquement de mains qui s’accompagne obligatoirement d’un regard et d’un mouvement du corps vers la personne destinataire. Quand le mouvement est bien en place et régulier, on le ralentit ou on l’accélère. On peut augmenter la difficulté en autorisant le renvoi du clap à son destinataire. Il faut alors veiller à ce que le clap ne reste pas bloqué et que seuls deux ou trois joueurs se l’échangent, au risque de lasser le reste du groupe.

Le ballon

En cercle, on joue à se lancer un ballon imaginaire (il faut soigner le geste, que le ballon ait toujours la même forme,le même poids, le même volume). On l’envoie à un joueur qu’on regarde et dont on dit clairement le prénom. Si l’adresse n’est pas claire, si le destinataire n’est pas attentif, le ballon tombe par terre et on recommence (on peut ainsi éliminer les mauvais joueurs)

Le ballon rouge

Le principe est à peu près le même. L’animateur présente un ballon rouge imaginaire. Il dit « rouge » et le lance à un joueur qui, en le recevant, doit dire « rouge » et redire « rouge » avant de l’envoyer à une autre personne et ainsi de suite. Evidemment, comme pour les exercices précédents, on ne peut envoyer le ballon qu’à celui que l’on regarde et qui nous regarde. Une fois le jeu bien installé, on introduit un ballon d’une autre couleur tout en maintenant le premier en jeu, et ainsi de suite avec autant de couleurs que possible.

La vague

Pour chauffer tout le corps, on peut proposer un son, « switch », qui s’accompagne d’un mouvement latéral et balancé des hanches, genoux légèrement fléchis. On fait ainsi passer une sorte de vague dans le cercle. La syllabe «switch » convient bien aussi pour chauffer la voix.

Zip/Zap/Bang

Zip et Zap sont l’équivalent des « clap » de l’exercice précédent. Les mains jointes pointent vers celui à qui on s’adresse en même temps qu’on prononce la syllabe.
  • Zip ne peut que circuler à droite ou à gauche sur le cercle.
  •  Zap traverse le cercle par le milieu. 
  • Bang est un refus :on met les mains en avant, on fait rebondir Zip ou Zap en le renvoyant à son expéditeur. Celui-ci peut le transformer en Zip, en Zap ou en Bang.

Il faut essayer de réagir vite et sans réfléchir. Cet exercice demande une bonne concentration et l’attention au groupe

Le lapin cani cani

L’un des comédiens répète cani cani très vite en mimant deux oreilles de lapin avec les mains. Il est le Lapin central. Ses deux voisins répètent cani cani, mais n’ont qu’une oreille chacun, celle du côté du Lapin central. Ensuite le Lapin central lance le cri cani en visant un autre membre du cercle avec les oreilles. Ce nouveau Lapin central et ses voisins entrent à leur tour en action. Les gestes doivent être très précis, et rapides. Cet exercice est particulièrement difficile,mais très amusant.

Le chef de meute

Le groupe est réparti en deux meutes qui sont placées face à face ; chacune a un chef de meute. Celui-ci propose une attaque que le groupe reproduit : geste et son. Le deuxième groupe répond par une nouvelle attaque. On change régulièrement de chef de meute (élu ou tiré au sort). Cet exercice très tonique réchauffe, désinhibe, et défoule les groupes un peu agités. (Il faut prévenir les collègues du voisinage). Il permet aux timides de s’investir dans un rôle de chef, d’oser exprimer leur agressivité.


Florence MONVAILLIER

La course des aveugles

Deux groupes. Chaque groupe se place à chaque bout du plateau. Chaque membre du premier groupe doit traverser le plateau les yeux fermés et est arrêté physiquement par un membre ou l’ensemble du deuxième groupe. Il faut aller jusqu’au bout sans ralentir. Ces exercices permettent de travailler la concentration, l’utilisation des sens, l’appréhension de l’espace, la confiance en soi et aux autres, et la cohésion du groupe.

Les évanouissements

Les joueurs marchent de façon dynamique dans l’espace de jeu en essayant d’éviter de tourner en rond (pour cela donner comme consigne qu’il faut choisir un point et y aller de manière décidée et en ligne droite). L’animateur crie un prénom. Lorsque la personne entend son prénom, elle doit simuler un évanouissement de manière très surjouée et très bruyante. Les autres membres du groupe doivent
alors se précipiter pour l’empêcher de tomber (tous les membres du groupe doivent avoir un mouvement en direction de la personne, même si celle-ci est déjà aidée par d’autres ou qu’elle est trop loin).

Au préalable : donner quelques consignes de sécurité sur la manière de tomber : ne pas se laisser tomber en arrière, décomposer, ralentir la chute au maximum, et surtout sonoriser très fortement son évanouissement.

Quand le principe du jeu est acquis, on peut appeler plusieurs noms en même temps, ou de manière très rapprochée,cela permet de travailler l’écoute et la vigilance. Cet exercice permet de travailler les premiers contacts physiques, la cohésion du groupe, et aussi la voix.

Le culbuto

On forme un cercle assez serré (les épaules se touchent), les mains tendues à la verticale devant soi, prêtes à accueillir la personne qui va se mettre au centre (bien assurer ses appuis au sol, décaler les pieds). Un joueur se met au centre du cercle et ferme les yeux, se laisse partir en déséquilibre avant, arrière, côté, renvoyé et accueilli par les membres du cercle. Le culbuto doit se tenir bien droit, gainé au niveau des abdominaux.

Florence MONVAILLIER

La salle d’attente

Au préalable, l’animateur a disposé des chaises au plateau, comme dans une salle de réunion, ou une salle d’attente. Les joueurs entrent chacun à leur tour et vont s’asseoir en respectant les consignes suivantes.
  • On croyait être seul à ce rendez-vous.
  • On entre : arrêt - regard public
  • Approche et choix d’une chaise
  • On s’assied.
  • L’arrivée d’un nouveau joueur déclenche des réactions et des échanges de regards.
  • Quand tous les joueurs sont assis, le premier arrivé s’en va et ainsi de suite.
  • Avant de quitter le plateau : dernier arrêt et regard public.
Variante : une fois assis, chacun à son tour se lève et s’approche d’un autre, puis retourne à sa place.
Variante : même chose, mais on va jusqu’à toucher l’autre.

La pièce d’identité

Les joueurs sont hors de scène. Une chaise est placée au plateau, face au public. On entre et on va s’asseoir : regard public adressé à chaque personne présente. Puis choix d’une personne à qui on adresse la déclinaison de son identité :
je suis….(prénom, nom) – un temps - et je suis …
Le mot attribut est alors celui qui vient à l’esprit, qu’il ne faut donc pas l’avoir préparé.
Retour dans les coulisses avec dernier regard public avant de disparaître.

NB : cet exercice permet aux joueurs de s’approprier le temps et l’espace de jeu. On ne parle pas sans avoir choisi une adresse, on ne parle pas si on bouge, si un bruit parasite l’émission de la voix (grincement de la chaise, bruit de pas, sac qui tombe, toux dans le public…)

Variante : au lieu d’une chaise, on installe une table sur laquelle un objet surprise est posé, à l’insu du joueur. A son arrivée, il se saisit de cet objet et l’intègre dans son jeu (ex : un paquet de mouchoirs : je suis enrhumé ou triste ou à contre-emploi, je suis heureux !) 

Florence MONVAILLIER

Les pingouins

On marche d’abord naturellement, puis avec une consigne, par exemple :
sur la pointe des pieds / les bras en l’air / sur les talons / sur l’intérieur du pied/ sur l’extérieur du pied / en traînant les pieds / avec les talons qui tapent sur les fesses / les plus grands pas possibles/ à reculons/ tiré par le nez/ par l’épaule/ par la hanche/ comme des pingouins/ comme des éléphants/ comme des chats, etc.

Variante : Marcher comme un vieillard, comme si on portait quelque chose de lourd, comme un robot, comme sur un fil, sur le sable brûlant, dans la boue, sur un trottoir verglacé, dans une tempête, blessé, en touriste, perdu, pressé,sans faire de bruit, paniqué, etc.

La statue de sel

Le meneur de jeu tape dans les mains pour changer la direction de la marche, ou arrêter la marche dans une position figée, ou pour donner le départ d’un placement en ligne. On peut demander aussi de se mettre par deux, ou dos à dos, ou tous à la fenêtre, ou tous perchés … Plus difficile : au clap, constituer une ligne en dégradé de couleurs de vêtements. Puis on reprend la marche et on propose une autre action au clap. Tous ces changements se font en silence.

La plage d’Ipanema

Au clap, les garçons accélèrent jusqu’à la limite de la course, les filles ralentissent, flânent sur la plage, jusqu’à s’arrêter. 
Autres groupes possibles : chaussures à lacet/ ou non, cheveux longs/cheveux courts, jour de naissance pair ou impair, etc. 
L’accélération comme le ralenti se font progressivement, harmonieusement et tacitement (d’où la nécessité de s’observer, de s’écouter, de sentir le groupe…)

Frankenstein

Quelques solistes se déplacent en créant une démarche particulière avec un rythme et une sonorisation. Progressivement, d’autres acteurs les rejoignent en les suivant, en les imitant. L’imitation doit être la plus fidèle possible ; le meneur de jeu ou les spectateurs peuvent donner des conseils ou corriger.

Variante : marcher en se transformant progressivement en monstre, puis retour à l’état normal.

Les Fables

Marcher comme les personnages des Fables de La Fontaine : comme Perrette avec son pot au lait, comme l’avare qui a récolté son œuf d’or, comme le héron, comme le lion, …

Variante : marcher comme les chevaliers de la Table ronde, les héros de l’Odyssée, les personnages des Misérables, etc.

Etirements

Bien exécutés, les exercices d’étirement peuvent contribuer à réduire la tension musculaire, à relaxer et à diminuer le niveau de stress. Ne saute jamais lorsque tu t’étires, ceci pourrait te causer une blessure musculaire. Les exercices et les mouvements d’étirement ne doivent jamais causer de la douleur. En autres mots, tu ne dois pas t’étirer au point de te faire mal.

Voici une liste d’exercices d’étirement qui cible différentes parties du corps :

Fais ces exercices pendant cinq ou dix minutes. Tu peux tous les faire ou n’en choisir que quelques-uns.

Les épaules :
  • Soulève les épaules jusqu’aux oreilles, puis laisse-les retomber et détend-toi pendant dix secondes. Répète trois ou quatre fois.
  • Laisse tomber tes bras de chaque côté de ton corps et roule tes épaules vers l’arrière. (Relève les épaules lentement vers tes oreilles et fais des rotations vers l’arrière et vers le bas jusqu’au point de départ.) Après trois ou quatre rotations, change de direction et fais une rotation des épaules vers l’avant.
  • Roule trois ou quatre fois les épaules en avant, puis trois ou quatre fois en arrière, d’abord avec une main, ensuite avec l’autre, puis avec les deux.
Les coudes :
  • Lève les coudes à la hauteur des épaules en laissant pendre les mains. Serre les poings et ramène avec énergie les coudes vers l’arrière. Répète trois ou quatre fois.
Les bras :
  • Place la paume des mains sur la poitrine, les coudes relevés. Ouvre les bras lentement vers l’extérieur et vers l’arrière, en dépliant les coudes. Répète trois ou quatre fois pour chaque bras en alternant le bras droit et le bras gauche. Suis le mouvement des bras avec la tête et les yeux.
  • Étire les bras au-dessus de la tête aussi haut que possible. Puis redescend-les lentement. Répète ce mouvement trois ou quatre fois.
  • Lève un bras, puis l’autre au-dessus de la tête, le plus haut possible. Imagine que tu attrapes une corde et que tu la tires vers le bas trois ou quatre fois, en alternant les bras.
La tête :
  • Fais des rotations de la tête vers l’avant seulement. Laisse retomber la tête jusqu’à ce que ton menton touche ton thorax. Fais une rotation vers la droite, reviens au centre, puis fais une rotation vers la gauche et reviens au centre. Répète trois ou quatre fois
  • Tourne lentement la tête vers la droite (maintiens cette position pendant 10 secondes), puis vers la gauche (maintiens pendant 10 secondes). Répète ce mouvement trois ou quatre fois.
Voici des exemples de combinaison d’exercices d’étirement que tu peux faire :

1) Étire-toi en douceur
  • Tu peux faire ces étirements assis. L’ensemble de ces étirements ne demande que quelques minutes :
  • Soulève les épaules jusqu’aux oreilles, puis laisse-les retomber et détend-toi pendant dix secondes. Répète trois ou quatre fois.
  • Tourne lentement la tête vers la droite. Conserve cette position pendant dix secondes. Répète du côté gauche.
  • Laisse retomber la tête jusqu’à ce que ton menton touche ton thorax. Relaxe pendant dix secondes.
  • Soulève le bras droit au-dessus de ta tête, puis ramène-le vers le bas. Répète avec le bras gauche. Fais les deux côtés trois ou quatre fois.
  • Étire les deux bras vers l’avant, puis tire les coudes vers l’arrière comme si tu ramais. Détend-toi pendant dix secondes. Répète trois ou quatre fois.
  • Penche-toi vers la droite en pliant la taille et tire le bras le plus loin possible. Répète du côté gauche.
  • Étire la jambe droite en soulevant le pied du sol. Conserve cette position pendant dix secondes. Répète avec la jambe gauche. Répète trois ou quatre fois.
  • Soulève le pied droit et fais des rotations de la cheville. Répète avec le pied gauche. Répète trois ou quatre fois.
2) Voici un étirement pour soulager les muscles tendus
  • Assois-toi bien droit et inspire.
  • Expire en laissant ta tête tomber doucement sur ta poitrine. Tu ressentiras un léger étirement à l’arrière du cou et des épaules.
  • Laisse aller ta tête vers ton épaule tout en inspirant. Laisse encore tomber ton menton sur ta poitrine en expirant. Répète le même exercice de l’autre côté.
  • Laisse tomber tes bras de chaque côté de ton corps et roule tes épaules vers l’arrière. 
  • Relève-les lentement vers tes oreilles et fais des rotations vers l’arrière et vers le bas jusqu’au point de départ.
  • Après deux ou trois rotations, change de direction.
http://www.adosante.org/docs/TechniquesDeRespiration_Oct2008.pdf

Exercices de relaxation

Directives générales pour tous les exercices de relaxation
  • Un exercice sur la respiration devrait précéder l’exercice de relaxation.
  • Plus ton environnement est calme, plus tu as de chances de te détendre à fond. Choisis une pièce calme, pas trop froide ni trop chaude. La musique douce peut aussi créer une atmosphère de détente.
  • Habille-toi confortablement, avec des vêtements amples et enlève tes chaussures.
  • Ne fais pas d’exercices de relaxation immédiatement après les repas.
  • Allonge-toi par terre, sur une surface confortable, ton corps en ligne droite, bras de chaque côté de ton corps, pieds non croisés et yeux fermés. OU Assois-toi sur un siège confortable, mains sur les genoux ou sur les bras du siège.
  • Ferme les yeux pour éviter les distractions et pour t’aider à te concentrer.
  • Laisse-toi aller. Pour bien réussir la relaxation, il faut adopter une attitude passive.
  • Prévois des périodes régulières de relaxation pendant la journée – des longues et des courtes.
  • Pratique souvent. La répétition de ces exercices est importante pour qu’ils soient fructueux. Il faut donc pratiquer la relaxation plusieurs fois par semaine afin d’apprendre la technique et ressentir les bienfaits.
  • À la fin de la séance, ne te lève pas trop vite. Bouge tranquillement les doigts et les orteils, puis le reste de ton corps. Inspire profondément. Ouvre les yeux et lève-toi lentement.
Les exercices de relaxation

1) La décontraction
Tu peux faire cet exercice n’importe où, dès que tu en ressens le besoin. Fais-le en combinaison avec tes exercices de respiration.
  • Laisse aller toute la tension dans ton cou et tes épaules.
  • Laisse aller toute la tension de ta mâchoire.
  • Concentre-toi uniquement sur ta respiration, rien d’autre.
  • Lorsque tu expires, laisse retomber les épaules, détends-toi et laisse ton corps « couler » dans le fauteuil ou sur le plancher. Répète jusqu’à ce que tu te sentes détendu.
2) La relaxation progressive
Effet : Cette technique contribue à relaxer la tension musculaire.
  • Assois-toi ou étends-toi sur le dos dans une pièce calme et confortable. Ferme les yeux.
  • Serre les poings pendant cinq secondes, puis relâche. Répète l’exercice trois fois. Sois attentif aux diverses sensations que tu éprouves alors que tu contractes (tension) et décontractes (relaxation) tes muscles.
  • Répète l’étape 2 avec tous les groupes musculaires : les bras, les épaules, le thorax, l’abdomen, le dos,les hanches, les cuisses, les mollets et les pieds. Commence soit par tes pieds, soit par ta tête et continue tout le long du corps.
  • Au départ, cet exercice prendra peut-être environ 20 minutes. Avec la pratique, tu arriveras à le faire en cinq minutes environ.
3) La relaxation fantaisie 
  • Assois-toi ou étends-toi sur le dos dans une pièce calme et confortable. Ferme les yeux. Inspire profondément, expire lentement. Ne pense qu’à laisser ton corps se détendre, comme une poupée de chiffon.
  • Je vais compter jusqu’à dix. Lorsque j’arriverai à dix, tu auras atteint un état de relaxation plus profond que jamais auparavant. Alors que je passe de un à dix, ton cerveau aura conscience d’un état de relaxation de plus en plus profond.
    • Un : Tu es allongé ici, très détendu, en respirant tranquillement. Avec chaque expiration, pense au mot « Relaxe ».
    • Deux : La salle et les gens autour de toi disparaissent graduellement. Tu es ici tout seul et ce moment n’appartient qu’à toi.
    • Trois : Tous tes sentiments et toutes tes tensions sont en train de disparaître.
    • Quatre : Tous tes problèmes et toutes tes pensées passent au second plan, ils ne sont pas importants maintenant. Ce temps est pour toi seul. Tu te sens très calme.
    • Cinq : Tu te détends de plus en plus.
    • Six : Tu te sens de plus en plus détendu.
    • Sept : Toutes tes tensions ont complètement disparu, tu es en paix. Ton corps pèse une tonne, impossible de bouger.
    • Huit : Tous les nerfs et les muscles de ton corps veulent se reposer, être détendus.
    • Neuf : Tu es complètement détendu et en paix. Tu es allongé et tu respires lentement. Tu ne peux entendre que ta respiration et, au loin, le son de ma voix.
    • Dix : Dans cet état parfaitement détendu, imagine maintenant que tu marches calmement et lentement le long d’un sentier de campagne, au bord d’un paisible lac. C’est tôt le matin et le soleil brille chaudement. L’air est frais et délicieux. Le gazon est recouvert de gouttes de rosée et de fleurs parfumées. Tu regardes le lac qui est très bleu et serein. Tu t’assois lentement dans l’herbe au bord du lac et tu te détends. Une brise légère caresse l’herbe. Tu regardes le ciel bleu et les nuages blancs qui flottent ici et là. Tu te couches et tu observes les nuages, puis tu commences à flotter en direction des nuages. Tu peux marcher sur les nuages. C’est un merveilleux sentiment de liberté. Il fait doux, l’air est frais, le ciel est bleu, les nuages sont blancs, cotonneux et moelleux. Tu sens les rayons chauds du soleil sur ton corps et, alors que tu inspires, ton corps se remplit d’air frais, tu es détendu et totalement en paix. Tu es allongé, appréciant simplement les sensations qui t’envahissent.
  • Tu te réveilles très lentement et tu es dans la même salle qu’avant, tu te sens extrêmement bien, tout à fait détendu et très énergique. Lorsque tu es prêt, ouvre lentement les yeux. Prends ton temps et profite de l’expérience. Garde-la en toi toute la journée.
4) La pause relaxation
Choisis un endroit tranquille et confortable. Couche-toi sur le sol, sur un tapis ou une couverture. Les jambes sont légèrement écartées, les bras le long du corps, les coudes un peu repliés et les paumes des mains orientées vers le sol. Tu peux aussi poser ta tête sur un oreiller. Ferme les yeux: tu seras mieux concentré. Il est important de ne retenir aucune tension dans tes muscles au moment de la phase de relâchement.
  • Tends TOUT le corps en soulevant le bassin de 3-4 cm (si tu ne peux pas, imagine que tu le fais).
  • Tiens la position 5 secondes puis relâche complètement de la tête au pied. Constate à présent la différence entre la contraction et la détente musculaire. Puis reste immobile et détendu quelques secondes.
  • Pousse très fort sur le sol avec tes épaules. Tiens la contraction 5 secondes, puis relâche complètement. Reste ensuite immobile et détendu quelques secondes.
  • Pointe les orteils devant toi. Tes mollets sont maintenant durs comme de la roche. Tiens la position secondes, puis relâche complètement. Reste ensuite immobile et détendu quelques secondes.
  • Serre les dents en tirant le coin des lèvres vers les oreilles. Tiens la position 5 secondes. Constate la tension accumulée dans les joues et les mâchoires. Tiens ensuite la bouche ouverte toute grande durant 5 secondes, puis relâche les mâchoires. Répète deux fois. Termine la pause par quelques flexions- extensions des bras et des jambes.
Une fois la détente terminée, reviens sur terre progressivement, en faisant lentement quelques flexions-extensions des bras et des jambes avant de te remettre debout. Ces exercices rétablissent le tonus musculaire et facilitent la reprise des activités habituelles.

5) La détente complète
La méthode de relaxation qui suit prend sa source du grand principe de la méthode de Jacobson. Cette méthode consiste à parler à ton corps afin d’en détendre chaque partie. Tu obtiens ainsi une sensation de calme intérieur et de détente totale. Il est suggéré de la pratiquer à chaque jour ou dès que la fatigue se fait sentir soit avant ou après un travail intense. Par la maîtrise de cette méthode, tu apprendras à mieux contrôler ton énergie pour ainsi éliminer le stress et la fatigue.
  • Étends-toi sur le dos dans une pièce calme et confortable. Étire-toi comme pour éloigner la tête des pieds. Tourne la tête à droite, puis à gauche afin de la centrer. Dispose les bras légèrement éloignés de ton corps, les mains sont tournées paumes vers le ciel pour attirer l’énergie. Écarte les jambes afin de former un petit « V ». Chaque partie de ton corps doit posséder l’espace essentiel pour se détendre.
  • Ferme les yeux. Prends quelques respirations conscientes. Inspire profondément, expire lentement.
  • Ne pense qu’à laisser ton corps se détendre, comme une poupée de chiffon.
  • Détend soigneusement chaque partie de ton corps en lui parlant intérieurement. Répète à chacune qu’elle est lourde, très lourde, comme si elle s’enfonçait dans le sol. Il est préférable de commencer soit par les pieds ou par la tête. L’exercice doit être effectué soit de bas en haut ou de haut en bas. Si par exemple tu débutes avec le pied droit, intérieurement tu répètes qu’il est lourd, très lourd, tellement lourd que tu es incapable de le bouger, tu le sens s’enfoncer dans le sol. Quand ton pied droit est bien détendu, tu poursuis avec le gauche.Tu dois te concentrer sur chaque membre et le convaincre de sa pesanteur. Si au début tu éprouves de la difficulté, contracte à tour de rôle chaque partie, soit les pieds, les jambes, les cuisses, les fesses... Par exemple, serre les dents fortement quelques instants puis relâche. De cette façon, tu peux ressentir davantage la différence entre la tension et le relâchement au niveau des mâchoires. (Voir exercice sur la relaxation progressive). Lorsque tu pratiques cette détente, n’oublie surtout pas de relaxer ton cou, tes épaules et toutes les parties du visage, car se sont des endroits où se loge le stress.
  • Maintenant que ton corps est entièrement détendu, prends à nouveau de bonnes respirations et profite pleinement du moment présent. Ne pense plus à rien. Ton corps doit demeurer immobile pour le reste de la détente.
  • Parvenu à ce stade de l’exercice de détente complète, tu peux choisir différentes alternatives :
    • Imagine maintenant que ton corps est très léger. Ne fixe tes pensées que sur la sensation de bien-être ressentie.
    • Pense à des images positives. La détente est un excellent moment pour semer des pensées constructives dans le subconscient puisque le conscient est au repos.
    • Imagine un moment agréable, tel un voyage au bord de la mer. Fais un exercice de visualisation.(Voir exercice de visualisation).
    • Tu peux aussi pratiquer en imagination une de tes activités préférées, qui se fait calmement, i.e., golf, marche, etc. Ce que tu visionnes dans ta tête doit toujours être très agréable.
  • Afin de reprendre contact avec la réalité, prends de profondes respirations et concentre-toi à nouveau sur chaque partie de ton corps. Par exemple, répète intérieurement que ton pied droit est léger et doucement fais-le bouger, puis poursuis avec un autre membre. Une fois terminé, étire-toi doucement.
  • Ouvre les yeux.
Une détente devrait durer de 15 à 20 minutes. Attention : Tu ne dois pas dormir pendant la détente,
car pour être efficace, elle se doit d’être active.

6) La visualisation
Effet : La visualisation permet de combattre les pensées négatives, la nervosité, l’angoisse et la peur. L’utilisation d’une image positive nous aide parfois à remplacer les images négatives et à faire face à la douleur, au défi ou à des situations difficiles. Tu peux atteindre une profonde relaxation physique et mentale en imaginant que tu te retrouves dans un endroit idéal tel que près d’un océan ou dans un sentier.
  • Oublie tout et part pour un voyage imaginaire. À toi de choisir la destination. Assois-toi dans une chaise confortable ou allonge-toi dans un endroit agréable et sans danger. Ferme tes yeux et tente de te vider l'esprit pendant un moment. Ferme les yeux, respire profondément et, pendant une dizaine de minutes, imagine-toi là où tu aimerais être!
  • Ensuite, imagine que tu visites un de tes lieux favoris de relaxation. Cela peut être d'être étendu sur une plage sablonneuse, d'être assis autour d'un feu de camp, de regarder couler une rivière ou de jouir du panorama d'une montagne, de la mer ou d'un vaste champ. Cela pourrait être de regarder le ciel durant une belle journée d'été. Cela pourrait aussi être de prendre un bain chaud.
  • Essaie d'imaginer ce que chacun de tes sens éprouve. Ta peau est réchauffée par le soleil, mais rafraîchie par la brise légère. Imagine respirer l'air pur avec un subtil parfum de fleurs.
  • Passe quelques minutes à créer ton propre petit univers imaginaire. Ouvre doucement les yeux et remarque à quel point tu es détendu.
Visualisation : le bord de la mer
  • Assois-toi confortablement, les mains sur tes cuisses, tes pieds bien appuyés au sol. Prends conscience de ta respiration et centre-y toute ton attention. Inspire lentement, expire longuement.
  • Imagine-toi qu’en inspirant, c’est de l’énergie positive, pure qui entre et purifie tes poumons et, qu’à l’expiration,tu rejettes tous tes soucis, tes tensions à l’extérieur de ton corps. Peu à peu, tu sens que ton corps est de plus en plus détendu, le calme s’installe tranquillement en toi.
  • En inspirant profondément, c’est une vague de calme qui entre en toi et qui va détendre chaque muscle, chaque membre de ton corps. Tu te sens de plus en plus calme, de plus en plus détendu. Tu centres ton attention sur cette paix qui se répand en toi. Maintenant, imagine que tu es au bord de la mer. Tu vois la mer qui s’étend à l’horizon, tu vois le ciel bleu parsemé de gros nuages blancs qui ressemblent à de la ouate. Tu vois le sable doré..., assois-toi sur ce sable chaud, touche-le, il est fin, doux, chaud... Prends une poignée de ce sable chaud et doux et laisse-le couler entre tes doigts, entre tes orteils. Ressens bien la douceur du sable qui te réchauffe, qui monte en toi. Prends maintenant conscience des rayons du soleil qui réchauffent agréablement tout ton corps, goûte à cette chaleur bienfaisante, laisse-toi pénétrer par la douceur du sable et la chaleur du soleil. Ton attention est maintenant attirée vers les vagues, leur va-et-vient qui fait une douce musique à tes oreilles. Écoute le son des vagues...Tend l’oreille et entend maintenant le son que font les oiseaux...le cri strident des goélands et des mouettes qui se marient au son des vagues. Goûte pleinement à cette chaleur du soleil et du sable, apprécie les sons des vagues et des oiseaux.Toute cette chaleur et ces sons sont tellement relaxants et reposants. Regarde et apprécie les beautés de ce magnifique coin qu’est le bord de la mer. Vois, entends, ressens et imprègne tout ton être des bienfaits que t’offre ce paysage. Chaque cellule de ton corps en ressent le bienfait.
  • Quand tu te sentiras prêt, tu reprends contact avec ta respiration, inspire profondément pour imprégner chacune de tes cellules de ce moment de bien-être. Lentement prépare-toi à revenir ici en classe (ou autres endroits), tout en sachant qu’à n’importe quel moment, tu peux retourner au bord de la mer pour t’y reposer. Inspire longuement, expire lentement. À la prochaine inspiration, ouvre tes yeux.
  • Reviens lentement et calmement en classe (ou autres endroits).
http://www.adosante.org/docs/TechniquesDeRespiration_Oct2008.pdf
 

La respiration outils de relaxation

Directives générales pour tous les exercices de respiration

Si tu débutes, il est important de choisir les exercices que tu préfères et les faire quatre ou cinq fois par jour pour une période de deux à trois semaines. Lorsque tu les maîtriseras bien, tu seras en mesure de relaxer rapidement et complètement.
  • Vas-y doucement. Ne force pas.
  • Après avoir mangé, attends au moins une heure avant de faire des exercices de respiration.
  • Assois-toi confortablement, le dos droit. (Certains exercices peuvent se faire en position couchée.)
  • Certaines personnes peuvent ressentir de légers étourdissements lorsqu’elles commencent à pratiquer la respiration profonde. Cet effet est causé par l’oxygène supplémentaire auquel leur organisme n’est pas habitué.
  • Certaines personnes aiment écouter de la musique douce en faisant leurs exercices de respiration.
Les exercices de respiration

1) La respiration complète
Effet : cet exercice détend et donne de l’énergie.
  • Place une main au centre de la poitrine et l’autre sur le bas de tes côtes, là où commence l’abdomen.
  • Pense à ton ventre comme un ballon. Inspire lentement et profondément par le nez. Laisse entrer l’air bien lentement jusqu’à ce que le ballon soit pleinement gonflé.
  • Retiens ton souffle pendant cinq secondes.
  • Expire lentement jusqu’à ce que tes poumons soient vides.
  • Répète cet exercice trois ou quatre fois. À chaque fois, tu te sentiras de plus en plus relaxe.
2) La respiration profonde (Exemple 1)
Effet : la respiration profonde donne de l’énergie en fournissant plus d’oxygène au reste de l’organisme. De plus, elle favorise la libération d’endorphines, des hormones naturelles qui donnent un regain d’énergie et contribuent à la relaxation. Tu peux faire cet exercice n’importe où, n’importe quand.
  • Prends une inspiration lente et profonde, par le nez, en comptant lentement jusqu’à cinq. 
  • Inspire profondément en gonflant d’abord ton ventre, puis ta poitrine, pour que l’air pénètre profondément dans tes poumons.
  • Expire lentement par la bouche en comptant jusqu’à sept.
  • Répète trois ou quatre fois. Tu sentiras la tension s’en aller et ton corps se détendre.
La respiration profonde (Exemple 2)
  • Prends lentement une profonde respiration par la bouche et le nez.
  • Retiens ton souffle en comptant jusqu’à dix. Remarque comment la tension dans ton ventre commence à être de plus en plus grande au fur et à mesure que tu conserves l'air dans tes poumons.
  • Expire rapidement par la bouche. Tu verras comment la tension est disparue et à quel point tu te sentiras mieux.
  • Répète trois ou quatre fois.
La respiration profonde (Exemple 3)
  • Inspire profondément pendant quatre secondes, puis expire pendant quatre secondes. Répète trois ou quatre fois. Prends une pause après les respirations pour déterminer comment tu te sens.
  • Inspire pendant quatre secondes et expire pendant deux secondes (pour se donner de l’énergie).
  • Inspire pendant deux secondes puis expire pendant quatre secondes (pour se détendre).
3) Respiration (la formule yoga)
  • Inspire profondément par le nez pendant quatre secondes.
  • Expire par la bouche pendant quatre secondes.
  • Inspire... expire... inspire et ferme les yeux... expire...
  • Inspire de l’air calme et relaxant... inspire... expire en évacuant le stress.
  • Inspire et souris... expire en évacuant tout ton stress.
  • Tu te sens détendu et prêt à affronter l’univers.
4) Respiration purificatrice de l’esprit
Effet : Calme l’esprit, particulièrement en cas d’hyperactivité, de confusion ou d’inquiétude.
  • Assois-toi confortablement, les yeux fermés.
  • Prends doucement et lentement de grandes respirations.
  • Expire complètement par le nez et retiens ton souffle aussi longtemps que tu le peux, mais pas plus de 30 secondes. Ne force pas.
  • Lorsque tu ressens le besoin de respirer, prends une grande respiration.
  • Attends quelques secondes et respire normalement.
  • Recommence.
  • Lorsque tu as terminé, reste assis pendant quelques minutes, les yeux fermés. Respire normalement.
5) Respiration en expirant
Effet : Cette technique ralentit tes respirations et contribue à t’apaiser.

  • Étends-toi sur le dos, les bras de chaque côté de ton corps.
  • Au moment d’inspirer (inhalation), lève les bras vers le plafond (les coudes pliés). Lève les bras complètement au-dessus de ta tête vers le plancher en inhalant.
  • Recommence en sens inverse : expire (exhalation) lentement et doucement en ramenant tes bras à la position de départ.
  • Après avoir fait cet exercice à quelques reprises, inspire et expire.
http://www.adosante.org/docs/TechniquesDeRespiration_Oct2008.pdf
 

Techniques de relaxations


Sylviane Mol & Martine Colot


Arlette Ostia

  • Silencieusement, alterner ouvertures et fermetures souples de la bouche pour mimer la série [mamama].
  • Sentir le menton se détendre ainsi que les articulations de la mâchoire.
  • Recommencer une fois en terminant par une ouverture encore plus grande de la bouche.
    • Pour atteindre l’ouverture adaptée, rechercher la sensation de loger un fruit rond, sans l’écraser dans l’espace compris entre la voûte du palais et le creux de la langue. Laisser le bâillement se dérouler s’il apparaît.
  • Murmurer, lèvres fermées sur [m] buste, tête et corps détendus.
  • Rechercher la sensation du fruit maintenu délicatement dans la bouche toujours fermée pendant les murmures.
  • Contracter légèrement les abdominaux pendant l’exercice.
  • Rechercher la sensation de soutenir le murmure pendant tout son trajet depuis le bas du ventre jusqu’au sommet de la tête (pour les femmes) ou vers la poitrine (pour les hommes).
  • Enchaîner rapidement [mimumimumimu]; en desserrant les dents, les lèvres se projettent plus facilement vers l’avant.
  • Rechercher pendant la prononciation du [i] la souplesse de la projection en limitant l’étirement des lèvres.
  • Tenir un son pendant 3 à 5 secondes en prononçant [mou], [mo], [mu].
  • Garder les côtes ouvertes et souples et les épaules basses pendant la reprise d’air entre chaque vocalise.
  • Choisir la consonne initiale (qui atténue l’attaque du son) la plus agréable et confortable [b, l, n, m, d].
  • Même exercice en changeant la hauteur de la voix de façon toujours confortable.
  • Compter à haute voix de 1 à 10 en «envoyant» chaque chiffre prononcé dans un panier imaginaire placé sur le sol, à différents endroits de la pièce.
  • Veiller à ne pas projeter la tête avec la voix. Tous ces exercices permettent de travailler la projection vocale qui nécessite un bon appui postural, une ouverture buccale et une projection labiale, une respiration costo-abdominale et l’intention d’agir, dirigée par le regard.
  • Avec une balle réelle ou imaginaire, refaire l’exercice en l’envoyant à un partenaire ou sur des objets à différentes distances; le chiffre est prononcé au moment où la balle est au point le plus haut de la trajectoire.
  • Rechercher la sensation de projeter sa voix.
  • Sentir la contraction autonome des abdominaux dès l’intention du geste.
  • Psalmodier les jours de la semaine, un par un, puis deux par deux ainsi de suite jusqu’à pouvoir dire plusieurs fois de suite la semaine entière, sans reprendre de l’air.
  • Veiller à chaque inspiration à ce que les épaules ne montent pas.
  • Pour gagner de l’endurance, les côtes doivent rester ouvertes le plus longtemps possible pendant que la sangle abdominale accompagne le son. Préférer le confort à l’exploit.

S’assurer, en fin d’échauffement de l’intégration des sensations essentielles: ancrage, au sol; regard en face; intention d’agir et de se faire plaisir; détente corporelle; projection vocale; relâchement laryngé; liberté et disponibilité de la sangle abdominale; respiration calme et basse. 

http://jaidumalachanter.fr/pdf/memos/chauffer_sa_voix.pdf
 

Arlette Osta

  • Prenez une inspiration (prise d’air) mixte, buccale et nasale qui élargit la cage thoracique par l’ouverture des côtes et dilate la base des poumons qui s’emplissent; le diaphragme descend. L’expiration (sortie de l’air, souffle) vide les poumons; elle fait remonter le diaphragme et son ascension est contrôlée par les abdominaux qui accompagnent et soutiennent la colonne d’air. La respiration est appelée costo-abdominale. Elle facilite la détente et le bâillement. Laissez vous bâiller sans retenue bouche grande ouverte !

  • Monter latéralement un bras, en prononçant le son [chchch] et prolonger ce bruitage sonore jusqu’à ressentir que le ventre se contracte; laisser retomber lentement le bras, bouche entr’ouverte; l’air entre automatiquement; le ventre se détend et reprend sa place
  • Ancrer les pieds pour sentir le sol, (assis,sentir l’appui sur les fessiers et les pieds).
  • Prononcer le son [ch] longtemps, en une fois, pour expirer l’air, lèvres projetées.
  • Ne pas aspirer l’air au moment de l’inspiration réflexe après la sortie de l’air sur le bruitage.
  • Repérer le travail autonome des abdominaux et, en cas d’insuffisance de sensation, rentrer légèrement le ventre pendant l’élévation des bras et la prononciation du son. 
  • Monter latéralement l’autre bras. Même exercice. 
  • Monter latéralement les deux bras. Même exercice 
  • Debout, pieds écartés, buste et tête souples, épaules relâchées.Ou en appui contre un mur,pieds peu écartés et décalés du mur (environ 20 cm), le dos appuyé jusqu’aux omoplates; tête relâchée sans appui sur le mur. Mettre les mains à la taille ou les poser à la base des côtes : souffler par la bouche en faisant le bruitage [chchch]; les mains se rapprochent. Cesser le bruitage après 2 ou 3 secondes. Ouvrir la bouche et laisser lataille se relâcher pour que l’air entre spontanément. Prolonger cette inspiration volontairement par la bouche et le nez conjointement jusqu’à sentir les mains s’écarter à nouveau. Tenir, bouche entr'ouverte, en suspens respiratoire (apnée confortable glotte ouverte) pendant 2 secondes puis souffler à nouveau sur le bruitage.
  • Sans élever les épaules.
  • Sans avancer le cou pendant le bruitage, regard en face, menton relâché.
  • En appui sur le sol, debout jambes écartées; genoux légèrement fléchis, faire le gros dos comme un ancien vendangeur harassé par le poids de sa hotte qui bande les muscles de son dos et élargit ses côtes pour mieux supporter la charge. En posant les mains dans le dos juste au-dessus de la taille, souffler sur [chchch] puis inspirer très lentement en sentant les côtes s’ouvrir sous les doigts.
  • Repérer le mouvement autonome des abdominaux.
  • En position de Sumo, genoux très fléchis, mains appuyées sur les genoux, doigts vers l’intérieur de la jambe, coudes écartés, tête relâchée; commencez par souffler doucement sur [chchch] puis plus fort et videz le reste d’air d’un coup. Laissez ensuite l’air entrer spontanément, bouche entr’ouverte.
  • Rechercher la sensation de la contraction du ventre pendant la fin de l’expiration.
  • Sentir l’ouverture des côtes et le relâchement abdominal quand l’air rentre de façon passive.
  • La main en tube devant la bouche, comme avec une sarbacane, projeter le son [tch]
  • Ne pas avancer la tête en soufflant. 
La puissance dépend de la précision du regard et de l’intention d’aller vers un auditeur imaginaire; les lèvres projetées permettent de diriger le souffle donc le son.

http://jaidumalachanter.fr/pdf/memos/chauffer_sa_voix.pdf
 

Arlette Osta

  • Les deux jambes en appui sur le sol, pieds écartés (environ 20 cm), bras ballants; tête et pieds de face, plier les genoux 3 fois de suite; repousser le sol pour remonter lentement.
  • Rechercher la sensation de repousser fortement le sol pour faire monter le corps sans lever les épaules.
  • Ressentir tout le poids du corps entre le talon et les orteils au fur et à mesure de la remontée.
  • Même exercice, tête de face, pieds en dehors.
  • Même exercice, tête de face, pieds en dehors.
  • Même exercice, tête de face, pieds vers la gauche.
  • Même exercice, tête de face, pieds vers la droite.
  • Même exercice, pieds de face, tête à droite.
  • Même exercice, pieds de face, à gauche.
  • Même exercice, tête de face, pieds vers la gauche.
  • Même exercice, tête de face, pieds vers la droite.
  • Même exercice, pieds de face, tête à droite.
  • Même exercice, pieds de face, à gauche
  • Genoux légèrement fléchis, pieds de face, bassin, bras et tête libres, rotations souples du buste, de droite à gauche.
    • Rechercher la sensation de ressentir le sol entre le talon et les orteils.
  • Se soulever sur les pointes des pieds plusieurs fois de suite; le dos reste vertical, la taille est souple; à la montée comme à la descente, les épaules ne bougent pas.
  • Chaque retour pieds plats doit permettre de retrouver la sensation de lourdeur du corps.
  • Rechercher la sensation de verticalité, d’équilibre et de liberté du dos et de la tête.
  • Sur les deux jambes en appui sur le sol, pieds écartés, bras relâchés; appuyer alternativement sur les talons et sur les orteils sans décoller les pieds.
  • Sentir le changement de poids du corps selon l’appui; repérer la différence de sensations dans le haut du corps quand il est libre(appui sur toute la voûte plantaire) ou en résistance (appui sur les talons).
  • Debout, pieds ancrés dans le sol (assis en séance de détente), élever le menton souplement; revenir en position de relâchement laryngé, nuque relâchée, menton légèrement plus bas que l’horizontale, bouche entr’ouverte, regard en face. 
  • Même exercice : abaisser le menton vers la poitrine. 
  • Tourner sans forcer le menton vers l’épaule à droite, à gauche. 
  • Même exercice en inclinant la tête; oreille droite, gauche vers l’épaule correspondante. 
  • Même exercice avec mouvement de la tête qui décrit un cercle dans un sens puis dans l’autre en combinant les positions précédentes
  • Rechercher la sensation de sentir le sol.
  • Rechercher la sensation de dégager le cou et les épaules et de liberté du dos et de la tête.
  • Rechercher le relâchement de la mâchoire et le calme respiratoire.
  • Debout, pieds ancrés au sol (assis en séance de détente), élever plusieurs fois alternativement une épaule puis l’autre, bouche ouverte sans bouger la tête. 
  • Même exercice, les deux épaules en même temps. 
  • Même exercice en étirant la colonne vertébrale vers le haut en même temps que les épaules montent et sans la laisser s’effondrer quand les épaules descendent.
  • Maintenir la verticalité par la poussée des pieds ancrés dans le sol (ou la sensation d’appui sur les muscles fessiers.)
  • Rechercher la sensation d’équilibre et de liberté du dos et de la tête pour les trois exercices.
  • Rechercher la sensation du relâchement de la mâchoire.
  • Debout ou assis, bouche entr’ouverte; en bougeant le moins possible, contracter successivement, l’une après l’autre, les parties du corps suivantes : mains ouvertes/bras/épaules/omoplates/mollets/cuisses/fessiers/ventre/mâchoire. Alterner droite et gauche.
  • Insérer un soupir après chaque partie du corps.
  • La contraction se fait en durcissant de façon modérée la zone à contracter, sans bouger puis en cessant d’un coup cette contraction pour provoquer le relâchement. Il s’agit plus d’une sensation décontraction interne que de mouvement.
  • La sensation de détente est mémorisée.
http://jaidumalachanter.fr/pdf/memos/chauffer_sa_voix.pdf

Arlette Osta


Chaque exercice est fait très lentement pour rechercher les sensations qui l’accompagnent. Ce sont ces sensations qui serviront de repères lors des répétitions et des prestations et qui facilitent l’installation d’automatismes.

Insérer fréquemment des soupirs entre les exercices et selon les besoins de chacun:
  • longue inspiration nasale avec élévation exagérée des épaules, bras pendants le long du corps
  • suspens respiratoire d’une seconde sans blocage
  • affaissement des bras et du thorax pendant que le souffle ressort spontanément par la bouche ouverte, sans souffler.


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Le théâtre

Les registres littéraires


Les mouvements littéraires


La poésie